AFGANA ORG, LE DOCUMENT FINAL 6/10/07
UN APPEL POUR L'AFGHANISTAN
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AFGANA ORG, LE DOCUMENT FINAL 6/10/07
Un parcours pour la paix et la justice en Afghanistan
A partir de l’expérience et de la réflexion de la société civile, propositions pour l’action de l’Italie
Pour signer: afgana07@gmail.com
Sabato 6 Ottobre 2007
LE PARCOURS
Six années ont passé depuis le début de la guerre en Afghanistan. Les promesses de paix et bien-être pour ce peuple martyrisé par le régime taliban et les seigneurs de la guerre sont restées lettre morte.
La faim, la pauvreté, l’exclusion sociale, la violence, se répandent dans le pays tandis que les programmes de reconstruction, justice et développement subissent continuellement des temps d’arrêt. Au lieu de progresser vers la paix et la réconciliation, c’est la violence qui augmente en Afghanistan.
Nous croyons qu’il est du devoir de tous de faire tout le possible pour éviter à l’Afghanistan et à la communauté internationale de s’enfoncer dans un bourbier dont il devient de plus en plus compliqué de sortir, comme le montre la situation irakienne. Il faut arriver à marquer un virage, pendant qu’il en est encore temps.
Depuis mars dernier, pour apporter notre contribution à cette direction, nous avons mis en commun nos expériences, compétences et réflexions. Nous sommes des associations, organisations non gouvernementales, chercheurs, universitaires, journalistes, opérateurs de communication engagés dans la région et dans la résolution des conflits.
Nous nous sommes réunis à Rome le 26 mars et le 20 juillet, et à d’autres rendez-vous dans d’autres villes italiennes, répondant à l’ « Appel pour l’Afghanistan », lancé en mars dernier et publié sur le site afgana.org. De ces rencontres est sorti un parcours de réflexion.
Les yeux de la population civile, premières et véritables victimes de la guerre, sont la boussole de notre engagement.
Leurs besoins, leurs aspirations nous orientent dans la recherche de solutions autour desquelles construire une conscience, une mobilisation civile, des initiatives de solidarité, et un dialogue avec les institutions et la politique.
Dans le cas de l’Afghanistan aussi, notre unique intérêt est de faire que notre pays contribue à une pacification fondée sur les droits humains et la justice, à partir des indications qui arrivent des composantes démocratiques de la société civile afghane.
De ce travail de plusieurs mois sont issues les propositions que nous soumettons à notre gouvernement et au Parlement, pour qu’ils puissent contribuer à la position italienne au Conseil de Sécurité.
ETANT DONNE QUE
six ans après leur commencement, les missions militaire et civile ont échoué de façon conséquente dans leurs objectifs
que l’augmentation des victimes civiles (le même chiffre en juin que pour toute l’année 2006), comme l’ont dénoncé dans leur rapport les ONG Acbar, Unama et autres organisations de défense des droits de l’homme, est en partie imputable aussi aux raids aériens de l’OTAN et de la coalition conduite par les Etasuniens
que la diminution du consensus dans les zones de conflit s’accroît alors qu’est désormais de plus en plus diffuse la confusion entre les rôles de la mission Enduring Freedom et la mission Otan
que la reconstruction avance au ralenti ; avec une lenteur manifeste dans la distribution des fonds et une disparité évidente entre l’engagement financier pour la coopération civile et celui pour l’entretien des contingents militaires (5 mille dollars par mois est le coût moyen d’un militaire Otan)
que les récentes ouvertures de la direction afghane vers la négociation avec les belligérants, récemment soulignées par Unama, ne semblent pas retenir l’attention de la communauté internationale
que les propositions italiennes pour une conférence internationale et les condamnations des raids aériens par la Farnesina se sont faites plus faibles que par le passé ou ont disparu du lexique de la diplomatie
que les violations des droits humains dans le pays continuent, pas seulement du fait des talibans
PROPOSONS LES OBJECTIFS DANS LESQUELS ENGAGER L’ACTION ITALIENNE
Soutenir le renforcement du rôle et des implications des Nations Unies dans la gestion de la coopération, reconstruction et réconciliation nationale en Afghanistan.
En particulier :
Soutenir la révision du mandat ANAMA (United Nations Mission in Afghanistan), la fin des opérations Enduring Freedom (OEF) et le remplacement du contingent Isaf par un contingent ONU, avec un mandat fort pour la protection des civils, à charge pour la Peacebuilding Commission des Nations Unies d’en définir les modalités et les cadences de déploiement. Mettre en acte un développement de la présence italienne dans la mission de l’Union Européenne de police civile internationale PESD (qui comprend des effectifs de police, carabiniers, formation d’experts des droits de l’homme)
Renforcer la participation de la population afghane à travers l’implication des instances de la société civile locale dans un processus de réconciliation nationale qui prévoie le relancement de l’option diplomatique et de la négociation avec toutes les parties en conflit, comme partie d’un processus qui conduise à une Conférence internationale de paix, qui se tienne d’ici 2008, impliquant aussi les pays avoisinants, et l’Inde
Dans le secteur de la justice, effectuer une inversion radicale, en redonnant une consistance au rétablissement des droits humains fondamentaux, une attention plus grande à l’administration de la justice, et à l’unification de la formation des juges. Lancer un processus national de vérité et justice pour établir les responsabilités des violations des droits humains qui ont eu lieu avant, pendant et après la chute du régime des Talibans, et soutenir des programmes de soutien aux femmes afghanes et à leurs droits.
Pour ce qui concerne la coopération internationale : soutenir une forte augmentation des ressources destinées à la reconstruction et à la coopération dans le pays (actuellement le rapport entre les dépenses pour la reconstruction par rapport à celles des militaires est de 1:9, on devra passer dès 2008 à 50:50), en même temps que la révision de la formule du PRT et le remplacement avec soutien aux trust fund des Agences ONU et des programmes de micro crédit. Définir des formes d’opposition à la production d’opium sur le modèle de celles indiquées par les recommandations de la Commission des affaires étrangères du parlement européen, avec des projets pilotes appelés « le pavot pour la médecine ».
L’objectif reste la satisfaction des droits primaires des communautés locales : de l’éducation à la santé à l’accès à l’eau et à la nourritre.
Lire l'appel lancée le 6 mars
Pour signer le document: afgana07@gmail.com
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