AFGANA ORG, LE DOCUMENT FINAL 6/10/07

UN APPEL POUR L'AFGHANISTAN

UN APPEL POUR L'AFGHANISTAN

Des associations, des universitaires, des experts proposent un parcours. Pour repenser la mission, ses contenus, son activité
(Dans la photo de R. Martinis le premier rencontre a l'ex Hotel Bologna, Rome le 26 mars)

Lunedi' 26 Marzo 2007

« Six années ont passé depuis le début de la guerre en Afghanistan. Les promesses de paix et de bien-être pour ce peuple martyrisé par le régime taliban et les seigneurs de la guerre, sont restées lettre morte.

Que l’intervention internationale mise en oeuvre jusqu’à présent se soit révélée un échec, et que la situation s’aggrave de jour en jour, est une opinion largement partagée.

La faim, la pauvreté, l’exclusion sociale et la violence se répandent dans le pays, tandis que les programmes de reconstruction, de justice, et de coopération pour le développement subissent continuellement des coups d’arrêt. Au lieu de progresser vers la paix et la réconciliation, l’Afghanistan s’enfonce dans la violence.

Nous demandons au gouvernement italien d’intervenir auprès de tous les sièges internationaux, à partir de l’Onu où doit être redéfini le mandat de la mission en Afghanistan, pour promouvoir un changement de cap décisif dans l’attitude de la communauté internationale.

Nous demandons à l’Italie d’ouvrir un vaste débat impliquant la société civile afghane et les secteurs les plus informés de la politique et des institutions de la société civile internationale.

Nous sommes persuadés que la société civile italienne peut et doit apporter une contribution d’expérience et de compétence à ce nécessaire engagement.

Dans notre pays, au cours des derniers mois, on a beaucoup parlé de l’Afghanistan, mais très peu du peuple afghan, de ses besoins, de la façon dont est ressentie et perçue la présence occidentale.

Presque rien n’a été discuté et argumenté sur les voies possibles d’une issue politique et négociée de ce qui risque d’être l’énième aventure militaire aux conséquences désastreuses.

La question afghane comporte de nombreux éléments qui doivent être examinés en profondeur, parmi lesquels : l’histoire du pays, avec ses contradictions et ses potentialités, le rapport avec ses voisins et en particulier le Pakistan, mais aussi avec les intérêts géostratégiques de puissances extérieures à la région, la question des bases militaires, le cas du fondamentalisme musulman, la réalité des talibans, la géopolitique de l’opium.

De façon plus générale, la guerre en Afghanistan renvoie toujours à des nœuds cruciaux avec lesquels nous serons aussi confrontés dans l’avenir : le rôle de l’Onu et de la communauté internationale ; les relations souvent confuses et instrumentalisées entre les Nations Unies et l’OTAN ; la disproportion entre intervention militaire et intervention civile dans les zones de conflit ; le sens, les finalités et la composition des missions de paix.

Face à l’échec de l’intervention internationale actuelle, nous ressentons le devoir de réfléchir à des options alternatives à celles qui ont été pratiquées jusqu’à présent, en les partageant avec la société civile afghane.

Linda Bimbi (Fondazione Basso – Sezione Internazionale), Raffaella Bolini (ARCI), Luigi Ciotti (Gruppo Abele), Lisa Clark (Beati i costruttori di pace), Tonio Dall’Olio (Libera), Elisa Giunchi (Università degli Studi di Milano) Emanuele Giordana (Lettera22), Simona Lanzoni (PANGEA), Flavio Lotti e Grazia Bellini (Tavola della pace), Giulio Marcon (Lunaria), Sergio Marelli (Associazione ONG Italiane), Margherita Paolini (LIMES), Alessandro Politi (analista strategico e OLINT), Laura Quagliolo (CISDA), Gianni Rufini (Docente di aiuto umanitario e peace keeping Università di York), Raffaele K. Salinari (Terres des Hommes),Gigi Sullo (Carta), Gianni Tognoni (Tribunale Permanente dei Popoli), Michelguglielmo Torri (Asia Maior) Riccardo Troisi (REORIENT)